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Aujourd’hui vendredi 27 février 2026

L'Affaire Tournesol est le dix-huitième album de la série de bande dessinée Les Aventures de Tintin, créée par le dessinateur belge Hergé. L'histoire est d'abord pré-publiée du au dans les pages du journal Tintin, avant d'être éditée en album de soixante-deux planches aux éditions Casterman.
Dans cette nouvelle aventure aux allures de thriller, Hergé s'inspire librement du contexte de la guerre froide pour donner corps à une histoire d'espionnage haletante. Le récit s'ouvre au château de Moulinsart, frappé par une série de phénomènes étranges qui sont en réalité le fait d'un appareil à ultrasons mis au point par le professeur Tournesol. La Syldavie et la Bordurie, deux États imaginaires et rivaux, créés par Hergé pour les besoins du Sceptre d'Ottokar, se livrent une course sans merci pour enlever le savant et s'emparer des plans de l'appareil. Craignant pour la sécurité de leur ami, Tintin et le capitaine Haddock suivent d'abord sa trace en Suisse puis en Bordurie, où ils parviennent finalement, avec l'aide de Bianca Castafiore, à délivrer le professeur.
Considéré par de nombreux tintinologues comme l'album le plus abouti de la série, L'Affaire Tournesol peut être vu comme une satire des totalitarismes de tous bords. La Bordurie emprunte de nombreuses caractéristiques de l'Union soviétique et de son chef Joseph Staline, mort quelques mois avant la publication de l'aventure, mais la trace de l'Allemagne nazie est elle aussi visible à travers les symboles du régime.
Salué pour sa qualité narrative, L'Affaire Tournesol l'est aussi pour la précision et la richesse de ses dessins. Pour la première fois, Hergé se déplace sur les lieux de son action, en Suisse, pour effectuer une série de repérages et représenter les décors le plus fidèlement possible. Ainsi la gare de Genève, l'hôtel Cornavin et les bords du lac Léman, entre autres, sont soigneusement reproduits dans l'album. Malgré la tension permanente, le récit se double d'une succession de gags parmi les plus célèbres de la série, comme ceux du sparadrap du capitaine Haddock et de l'appel à la boucherie Sanzot. L'Affaire Tournesol marque également la première apparition de l’agent d’assurances Séraphin Lampion, figure de l'éternel casse-pieds qui deviendra l'un des personnages récurrents des derniers albums.
Programme du mois
Dimanche 1er février 2026Le poney du Sri Lanka (anglais : Sri Lankan Pony ; tamoul : Diweldiwa Poniya), ou poney de Delft, est une population de poneys insulaires retournés à l'état sauvage au Sri Lanka. Originellement, ces animaux sont amenés par des Portugais sur l'île de Delft (Neduntivu) au XVIIe siècle, les troupeaux étant renforcés régulièrement par des colons hollandais puis britanniques. La consanguinité a entraîné une évolution insulaire caractérisée par une réduction de leur taille à 1,14 m en moyenne. Marqués par les conséquences des privations, ils sont souvent de robe alezane ou baie, parfois avec des marques blanches sur la tête. Ces poneys n'ont presque aucun usage économique, et servent essentiellement d'argument touristique pour l'observation d'animaux sauvages, quelques-uns étant domestiqués et montés pour des courses locales. Le surpâturage aggravé par la concurrence du bétail domestique les menace d'extinction. Durant les années 2010, il reste entre 500 et 1 000 poneys du Sri Lanka. Leur biotope est transformé en réserve naturelle depuis 2015. |
Lundi 2 février 2026Sainte-Anne est une station des lignes A et B du métro de Rennes, située dans le centre-ville de Rennes, dans le département français d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne. Mise en service en 2002 et située sous la place Sainte-Anne, elle est conçue par les architectes Martine Weissmann et Jean Léonard pour la partie desservie par la ligne A et, pour celle desservie par la ligne B depuis 2022, par Canal Architecture avec Thierry Roty, 8'18" et Beterem Ingénierie. Elles affichent ainsi des styles très différents. Sa construction a permis des découvertes archéologiques et son extension pour la seconde ligne a nécessité la démolition et la reconstruction d'un immeuble. Elle est l'une des deux stations du réseau, avec Gares, permettant la correspondance entre les deux lignes. Elle possède quatre niveaux au total, les deux lignes étant parallèles au niveau le plus profond. |
Mardi 3 février 2026Lego Indiana Jones : La Trilogie originale (Lego Indiana Jones: The Original Adventures) est un jeu vidéo d'action-aventure, sorti en 2008, développé par Traveller's Tales et édité par LucasArts. Basé sur la saga Indiana Jones et la gamme de jouets éponyme, il adapte avec humour les trois premiers films de la série : Les Aventuriers de l'arche perdue (1981), Le Temple maudit (1984) et La Dernière Croisade (1989). Les personnages et les décors y étant représentés sous la forme de briques Lego, le jeu se joue seul ou en mode coopératif à deux joueurs et combine des éléments du jeu de plateforme, d'énigmes et de combats. Il propose 83 personnages jouables dotés de capacités spécifiques. Au fil des niveaux, le joueur collecte des pièces, évite des pièges, construit des structures en Lego et affronte des ennemis. Certaines mécaniques, comme l'escalade, le balancement et l'utilisation d'objets comme armes, constituent des ajouts par rapport aux précédents jeux Lego développés par Traveller's Tales. Annoncé en 2007, Lego Indiana Jones s'inspire largement des mécaniques de la série Lego Star Wars, tout en adaptant la conception des énigmes à l'univers d'Indiana Jones. Le jeu est l'objet d'une importante campagne promotionnelle, comprenant des démonstrations jouables, un jeu dérivé par navigateur et un court métrage d'animation. Alors que le quatrième film de la série, Le Royaume du crâne de cristal, est projeté en salles, le jeu sort en sur Nintendo DS, PlayStation 2, PlayStation 3, PlayStation Portable, Xbox 360 et sur Wii. Il paraît en sur Mac OS X, puis en 2009 sur Steam. À sa sortie, le jeu reçoit un accueil généralement favorable de la critique, qui salue notamment son gameplay, sa réinterprétation humoristique des films et son mode coopératif. Les avis sont toutefois partagés concernant l'intelligence artificielle du second joueur et certaines mécaniques de jeu. Les graphismes, les environnements et la bande sonore sont largement appréciés, tandis que les effets sonores suscitent des réactions plus contrastées. Une version mobile ainsi qu'une suite, Lego Indiana Jones 2 : L'Aventure continue, paraissent respectivement en et . |
Mercredi 4 février 2026Le Concours international de piano Frédéric-Chopin, communément appelé concours Chopin, est l'un des principaux concours de musique classique réservés aux pianistes — avec Van-Cliburn, Leeds et Rubinstein — et le plus ancien d'entre eux. Sa renommée mondiale lui vaut le surnom de « jeux olympiques du piano ». Ayant lieu en Pologne, à la Philharmonie nationale de Varsovie (sauf en ), il est diffusé en direct à la radio et la télévision nationales, et depuis également sur Internet. Lors des auditions publiques, les participants ne jouent que des œuvres de Frédéric Chopin. Fondé en par le pianiste et professeur de piano Jerzy Żurawlew dans une Pologne en pleine crise identitaire, surtout après le coup d'État de mai, l'événement, interrompu par la Seconde Guerre mondiale, est ensuite fortement soutenu par les pouvoirs publics nationaux (communistes puis post-communistes). Depuis 2010, il est organisé par l'Institut Frédéric-Chopin, créé par une loi polonaise. Il connaît dix-neuf éditions : en , , , 1949, , puis tous les cinq ans jusqu'en , et enfin en ainsi qu'en . Parmi les vainqueurs, on compte plusieurs légendes du piano telles que Maurizio Pollini (), Martha Argerich (), Krystian Zimerman () et Yundi Li (). À l'issue de l'édition de 2025, le jury, présidé par Garrick Ohlsson, décerne le premier prix à Eric Lu. Souvent qualifiée de « scandale », l'élimination d'Ivo Pogorelich avant la finale en engendre la polémique la plus célèbre de l'histoire du concours. |
Jeudi 5 février 2026La Poterie est une station de la ligne A du métro de Rennes, située dans le quartier de la Poterie à Rennes dans le département français d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne. Mise en service en 2002, elle est conçue par l'architecte Norman Foster. Terminus sud-est de la ligne, elle est un pôle d'échanges accueillant un parc relais et une gare routière pour les lignes de bus urbaines et métropolitaines du sud-est de la métropole rennaise. Située sur le viaduc de la Poterie du même architecte, la station est placée au milieu d'un carrefour giratoire et est accessible via des passerelles évitant aux voyageurs d'avoir à traverser le carrefour. L'extension du parc relais, ouverte en 2021, est dessinée par Richez Associés. |
Vendredi 6 février 2026La sainte Anne trinitaire, parfois appelée sainte-Anne-en-tierce ou sainte Anne ternaire, est un thème iconographique chrétien anciennement connu sous le nom de sainte Anne, la Vierge et l'Enfant. Il s'agit d'une image de dévotion associant la grand-mère Anne, la mère Marie et l'Enfant Jésus. Le thème se développe dans le cadre du culte rendu à sainte Anne. Absentes des textes canoniques bibliques, la figure et l'histoire de la sainte proviennent du récit apocryphe grec du Protévangile de Jacques ainsi que de son adaptation latine, l'Évangile du Pseudo-Matthieu. En outre, la propagation des récits de La Légende dorée rédigée entre 1261 et 1266 par Jacques de Voragine en assied définitivement l'installation dans la culture populaire. Le motif initial mettant en scène la figure de sainte Anne est un binôme issu de la tradition orientale où elle est associée à sa fille Marie. Parvenu en Europe à la suite des croisades, le motif se voit adjoindre la figure du Fils, dès la seconde moitié du XIIIe siècle dans le Saint-Empire romain germanique et à partir du XIVe siècle en Italie. La représentation de la sainte Anne Trinitaire prend son essor véritable dans l'Occident chrétien à partir du milieu du XIVe siècle et connaît son apogée entre la fin du XVe siècle et le début du XVIe siècle, notamment en Italie ainsi que dans les pays de culture germanique où elle subsiste jusqu'au XVIIe siècle. Le thème est présent sur tous les supports mais apparaît principalement sous forme de sculpture et de peinture. Bien qu'ayant évolué au cours du temps, ses caractéristiques iconographiques ont toujours pour but de signifier la dépendance physique et la subordination de Marie et Jésus envers Anne. Ainsi les œuvres adoptent parfois un caractère antinaturaliste, où Marie et sa mère peuvent avoir le même âge et la première être miniaturisée ; de même, il arrive que Marie soit représentée comme une petite fille à peine plus âgée que son fils. Deux types de composition cohabitent : une composition verticale directement issue de la tradition byzantine, où la sainte domine sa descendance et que l'on trouve plutôt en Italie, et une composition horizontale qui dérive de la première et a la faveur des pays du nord de l'Europe. Dans la première moitié du XVIe siècle, le thème connaît un relatif reflux après les critiques de Martin Luther puis du concile de Trente, qui remettent en cause le rôle de sainte Anne et sa dévotion qui est alors considérée comme déplacée : sont incriminés l’épisode légendaire du triple mariage de la sainte, de même que l'impossibilité pour Marie, alors adulte, de côtoyer sa mère qui est morte lors de sa prime enfance ; certains chercheurs considèrent par ailleurs que ces critiques constitueraient également la remise en cause de ce qui est en fait vu comme la résurgence d'un culte païen antique d'autant plus grave qu'il concerne une figure féminine. |
Samedi 7 février 2026La mosaïque de l'aurige vainqueur, appelée aussi mosaïque d'Éros, est une mosaïque romaine datée du IVe siècle provenant du site archéologique de Dougga, en Tunisie, occupé au moins depuis l'époque numide. La mosaïque représente un aurige en fin de course de cirque avec un quadrige, dont trois chevaux sont conservés. Elle est un témoignage du goût du public pour les jeux, y compris pendant l'Antiquité tardive. Pendant les courses, qui se déroulent dans des édifices particuliers, les cirques, des équipes, associées à des couleurs, s'affrontent souvent au prix de graves dangers. Le site de Dougga comportait un cirque qui n'a jamais fait l'objet de travaux de construction majeurs selon l'état des connaissances du début du XXIe siècle, basées sur des documents épigraphiques. Il s'agit en effet d'un champ aménagé avec quelques équipements au début du IIIe siècle. Dougga subit un reflux urbain à partir de l'Antiquité tardive, comme nombre de cités antiques de l'actuelle Tunisie, mais n'est jamais totalement abandonnée. La mosaïque de l'aurige vainqueur est découverte au tout début du XXe siècle dans un secteur fouillé du site archéologique à la suite de mesures d'expropriation. La population présente est transférée dans un nouveau village dénommé Nouvelle Dougga. Quant à la mosaïque, elle est déposée et transférée au musée national du Bardo ; elle est depuis lors une composante du très riche panel d'œuvres conservées dans cette institution portant sur la thématique des jeux du cirque et retrouvées en particulier sur le territoire de l'Afrique proconsulaire. |
Dimanche 8 février 2026Gares est une station des lignes A et B du métro de Rennes, située dans le quartier Saint-Hélier à Rennes dans le département français d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, près de la gare ferroviaire. Mise en service en 2002 et située sous la place de la gare, elle est conçue par les architectes Thierry Le Berre et Jean-Luc Le Trionnaire pour la partie desservie par la ligne A et, pour celle desservie par la ligne B depuis 2022, par l'atelier Zündel Cristea avec Architram. Elles affichent ainsi des styles très différents. Sa construction puis son extension pour la seconde ligne ont accompagné à chaque reprise d'importants travaux de restructuration de la gare ferroviaire. Elle est l'une des deux stations du réseau, avec Sainte-Anne, permettant la correspondance entre les deux lignes et fait partie d'un pôle d'échanges avec la gare ferroviaire, les lignes de bus urbaines et métropolitaines et une gare routière interurbaine. Elle possède cinq niveaux au total, la ligne A passant perpendiculairement au dessus de la ligne B. |
Lundi 9 février 2026Léon II (latin : Flavius Valerius Leo Iunior Augustus), né entre 467 et 469 et mort en 474, est un empereur de l'Empire romain d'Orient durant l'année 474. Petit-fils de l'empereur Léon Ier, qui règne de 457 à 474, il lui est apparenté par sa mère, Ælia Ariadnè, tandis que son père est l'aristocrate originaire d'Isaurie, Zénon. Comme Léon Ier est dépourvu d'héritier mâle, son petit-fils devient assez vite le successeur désigné, surtout après l'élimination du général Aspar en 471. Léon II est d'abord nommé césar, probablement en 472, puis couronné comme coempereur par Léon Ier à l'automne 473. Il lui succède à la mort de ce dernier en janvier 474. Alors très jeune, sa régence est de fait assurée par son père, Zénon, couronné également comme coempereur à la mort de Léon Ier. Cependant, Léon II meurt à l'automne 474, apparemment de cause naturelle. Une source isolée affirme qu'il survit jusqu'à l'époque de Justinien (r. 527-565), mais il s'agit fort probablement d'une confusion avec un autre personnage. De manière générale, la chronologie exacte des événements de sa brève existence reste sujette à débats entre les historiens. |
Mardi 10 février 2026L'Albatros des Antipodes (Diomedea antipodensis) est une espèce d'oiseaux de mer de la famille des Diomedeidae. Il se reproduit uniquement dans les îles subantarctiques de Nouvelle-Zélande. Sa sous-espèce, D. a. gibsoni, est parfois appelée Albatros de Gibson. L'Albatros des Antipodes est un oiseau de grande taille, qui peut atteindre trois mètres d'envergure et pèse en moyenne 5 à 8 kg. Il compte deux sous-espèces au plumage et à la répartition différents : la sous-espèce antipodensis, plus sombre, a les ailes noires, le corps plus ou moins brun chocolat, et souvent une couronne brune sur la tête. Nicheuse dans les îles des Antipodes et en très petit nombre sur l'île Campbell et dans les îles Chatham, elle vole à travers le Pacifique hors de sa période de reproduction, jusqu'au large du Chili et de l'Antarctique. La sous-espèce gibsoni, plus claire, a les ailes sombres et le corps blanc. Elle niche exclusivement dans les îles Auckland et recherche sa nourriture dans une zone plus réduite, surtout dans la mer de Tasman, au large de l'Australie et dans le Pacifique. Son cycle de reproduction est très long : il se reproduit pour la première fois entre 7 et 23 ans, après avoir passé plusieurs années à former un couple. Il niche dans des îles inhabitées, en terrain plat et ouvert, et construit son nid sur une plateforme au milieu des herbes hautes. Un seul œuf est pondu tous les deux ans, sauf en cas d'échec de la couvée. Le poussin éclot en mars ou en avril, puis il lui faut neuf mois avant de prendre son envol. Au total, le cycle de reproduction complet dure un an, à l'issue duquel les adultes et les jeunes partent en mer. Son espérance de vie dépasse 40 ans. L'Albatros des Antipodes est un carnivore et un charognard, qui se nourrit de céphalopodes, surtout de calmars, et de poissons. Il cherche sa nourriture à la surface de l'eau et suit les bateaux pour profiter des déchets de pêche, ce qui le rend particulièrement vulnérable aux captures accidentelles par des palangriers. Le nombre de captures annuelles est difficile à évaluer et probablement sous-estimé, mais elles concernent plus les femelles, ce qui crée un déséquilibre entre mâles et femelles. Cette forte mortalité des femelles entraîne une baisse du nombre de poussins, alors que l'Albatros des Antipodes, ayant un cycle de reproduction très long, est particulièrement sensible à des changements de population. L'espèce subit un déclin démographique important depuis 2004 et la population pourrait encore décliner de plus de 50 % dans les décennies à venir. Le changement climatique et les conditions météorologiques sont d'autres enjeux qui affectent l'espèce, aujourd'hui classée en danger par l'Union internationale pour la conservation de la nature. La classification de l'Albatros des Antipodes et de l'Albatros de Gibson varie selon les auteurs : ils sont parfois considérés comme des sous-espèces de l'Albatros hurleur (Diomedea exulans), parfois comme deux espèces à part entière, ou bien, dans la classification la plus largement reconnue, l'Albatros de Gibson est considéré comme une sous-espèce de l'Albatros des Antipodes. |
Mercredi 11 février 2026Little Big Adventure (Relentless: Twinsen's Adventure pour les éditions Activision), communément abrégé LBA1, est un jeu vidéo développé par le studio français Adeline Software International, sorti en 1994 sur MS-DOS, puis en 1997 sur PlayStation. À partir de 2011, le jeu a été rendu compatible avec les versions modernes de Windows et Mac OS par GOG.com. Le jeu connaît en 2014 un portage accompagné de nouvelles fonctionnalités : cette adaptation est réalisée par DotEmu pour appareils mobiles (Android et iOS) puis pour Windows. En 2022, le jeu est renommé Twinsen's Little Big Adventure Classic par le studio [2.21] ayant acquis la propriété intellectuelle du jeu. Le jeu se déroule sur une planète imaginaire nommée Twinsun. Le joueur dirige le héros de l'aventure, nommé Twinsen. La planète est gouvernée par un dictateur, le docteur FunFrock, contre qui Twinsen décide de se rebeller. Little Big Adventure est généralement considéré comme un jeu d'action-aventure, mêlant à la fois un scénario dense, typique du jeu d'aventure, et la gestion d'une barre de vie, typique du jeu d'action. Le système de jeu intègre également des éléments issus du jeu de plates-formes et du jeu de tir à la troisième personne. Le jeu a reçu des critiques très favorables à sa sortie et s'est rapidement imposé comme un jeu culte ayant marqué le courant de la French touch. Cet accueil favorable a donné lieu à la réalisation d'une suite, Little Big Adventure 2, sortie en 1997. Un remake de la série, développé par le studio [2.21] et édité par Microids, intitulé Little Big Adventure - Twinsen's Quest, est sorti en 2024 sur Steam, GOG, Epic Games Store, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series et Nintendo Switch. |
Jeudi 12 février 2026Le Teide (en espagnol el Teide) est un stratovolcan situé sur l'île de Tenerife, dans l'archipel des îles Canaries, à l'ouest des côtes de l'Afrique du Nord. Avec une altitude de 3 715 m, c'est le point culminant de l'Espagne, le plus haut sommet de l'océan Atlantique et la troisième plus haute structure volcanique au monde (mesurée depuis le plancher océanique). Le volcanisme des îles Canaries et du Teide est dû à la présence du point chaud des Canaries. La formation de Tenerife commence il y a 12 Ma, mais le volcanisme sur l'île est toujours actif, l'éruption la plus récente datant de 1909. La formation de l'édifice du Teide commence il y a 200 000 ans, immédiatement après l'effondrement vers le nord d'un édifice volcanique plus ancien, formant la caldeira asymétrique de las Cañadas. Du fait de la différenciation magmatique, les laves du Teide sont felsiques (typiquement de la phonolite) et les éruptions sont relativement explosives. La dernière éruption d'ampleur de ce type au sommet du Teide remonte approximativement à l'an 800, les éruptions plus récentes sur l'île — notamment celle de 1909 au Chinyero — provenant de rifts radiaux et étant majoritairement effusives. Cependant, le risque d'une éruption du Teide lui-même n'est pas écarté, et une activité sismique accrue en 2004 a incité le gouvernement à augmenter la surveillance volcanologique, une éruption explosive pouvant avoir des conséquences très sévères sur cette île très peuplée et très touristique. Si l'île de Tenerife bénéficie des apports humides des alizés, la présence d'une couche d'inversion bloque l'humidité aux basses altitudes, et le Teide et sa caldeira ont donc un climat aride, avec des précipitations principalement hivernales. Ce climat particulier, conjugué à l'isolement de l'île, a permis à une faune et flore uniques de se développer, avec un haut degré d'endémisme. Le paysage est dominé par des buissons arrondis, qui disparaissent peu à peu avec l'altitude, laissant place à un sol essentiellement nu au sommet. Les éruptions explosives du Teide expliquent probablement le nom Echeide (« l'enfer ») attribué par les premiers habitants de l'île, les Guanches. Malgré les risques, les Guanches font paître leur bétail tous les ans dans la caldeira durant la saison estivale, selon un schéma caractéristique de la transhumance. Ils emploient alors au mieux ce qu'offre le paysage volcanique, utilisant les formations rocheuses comme abris ou comme cachettes et exploitant l'obsidienne pour en faire des outils tranchants. La situation change fondamentalement assez peu avec la colonisation espagnole, les colons s'inspirant des adaptations guanches à la vie sur l'île. Cependant, avec le temps, de nouvelles formes d'exploitation du volcan se développent, avec l'extraction de la ponce et du soufre. Au cours du XVIIe siècle et surtout du XVIIIe siècle, le Teide attire l'attention des scientifiques européens. Une des premières priorités est la mesure précise de l'altitude du pic, point de repère très important pour la navigation, et souvent considéré à tort à l'époque comme plus haut sommet sur Terre. Par la suite, ce sont surtout les géologues et naturalistes qui s'intéressent au volcan, et le Teide a une influence déterminante sur l'évolution de ces sciences à l'époque. Vers la fin du XIXe siècle, la région s'impose comme une destination importante auprès des touristes étrangers. En 1954, le Teide et sa caldeira sont classés parc national, puis en 2007 patrimoine mondial. |
Vendredi 13 février 2026La maison du Frère-Moffet est une construction ancienne située à Ville-Marie au Québec (Canada). Cette maisonnette composée d'un rez-de-chaussée surmonté d'un étage en comble a été construite en 1881 à l'instigation du frère oblat Joseph Moffet, considéré comme le « père du Témiscamingue ». Plus vieux bâtiment de Ville-Marie, elle a été déplacée cinq fois depuis sa construction. Classée immeuble patrimonial en 1978, son dernier déplacement en 1979 déclenche une nouvelle procédure de classement en 2005. Un musée occupe la maison depuis 1980. |
Samedi 14 février 2026Saint-Germain est une station de la ligne B du métro de Rennes, située dans le centre-ville de Rennes dans le département français d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne. Mise en service en 2022, elle est conçue par les cabinets d'architectes Atelier Zündel Cristea et Architram, qui ont dessiné une station sur trois niveaux. Située sous la place Saint-Germain, sa construction a permis des découvertes archéologiques et a nécessité la démolition et la reconstruction d'immeubles. Elle est également située à 200 m par la voie publique de la station République de la ligne A. Elle permet principalement des correspondances avec les lignes de bus urbaines. |
Dimanche 15 février 2026Marguerite ou Margarita de Grèce (en grec : Μαργαρίτα της Ελλάδας / Margaríta tis Elládas et en allemand : Margarita von Griechenland), princesse de Grèce et de Danemark puis, par son mariage, princesse de Hohenlohe-Langenbourg, est née le à Athènes, en Grèce, et morte le à Bad Wiessee, en Allemagne de l'Ouest. Belle-sœur de la reine Élisabeth II du Royaume-Uni, c'est une princesse gréco-allemande un temps liée au régime nazi. Fille aînée d'André de Grèce et d'Alice de Battenberg, la princesse Marguerite passe une enfance heureuse entre Athènes et Corfou. Ses premières années sont cependant marquées par les guerres balkaniques (1912-1913), la Première Guerre mondiale (1914-1918) et la guerre gréco-turque (1919-1922). Pour l'enfant et ses proches, ces conflits ont des conséquences dramatiques puisqu'ils aboutissent à leur bannissement en Suisse (entre 1917 et 1920), puis en France et au Royaume-Uni (de 1922 à 1936). Durant leur exil, Marguerite et les siens dépendent de la générosité de leur parentèle étrangère, et notamment de Marie Bonaparte (qui leur offre un logement à Saint-Cloud) et d'Edwina Ashley (qui les soutient financièrement). À la fin des années 1920, la mère de Marguerite est frappée d'une crise mystique qui conduit à son internement dans un hôpital psychiatrique suisse. Peu de temps après, en 1931, Marguerite épouse le prince héréditaire Gottfried de Hohenlohe-Langenbourg. Le couple s'installe alors au château de Weikersheim, où il fonde une famille nombreuse composée de quatre fils (les princes Kraft, Georges, Ruprecht et Albert) et d'une fille (la princesse Béatrice). Membres du parti nazi à partir de 1937, Gottfried et Marguerite utilisent leurs connexions familiales pour favoriser un rapprochement du Troisième Reich avec le Royaume-Uni, sans succès. Pendant les années 1930, le couple effectue par ailleurs plusieurs séjours à l'étranger. Il se rend notamment à New York, en 1934, pour y témoigner en faveur de Gloria Morgan Vanderbilt, ancienne fiancée de Gottfried, dans l'affaire qui l'oppose à sa belle-famille pour la garde de sa fille Gloria. Ébranlée par la Seconde Guerre mondiale, qui divise sa parentèle en deux camps ennemis, Marguerite passe le conflit à Langenbourg, où elle ne subit guère de privations. La défaite de l'Allemagne et son occupation par les Alliés amènent de nouveaux bouleversements dans la vie de Marguerite et de Gottfried. Préservé des exactions soviétiques, qui causent la mort de plusieurs de ses cousins, le couple subit l'ostracisme de la famille royale britannique au moment du mariage du prince Philippe, petit frère de Marguerite, avec Élisabeth du Royaume-Uni (1947). Au fil des années, le couple est néanmoins réintégré dans la vie du gotha européen, comme l'illustrent son invitation et sa présence au couronnement d'Élisabeth II (1953) ou au mariage de Juan Carlos et Sophie (1962). Devenue veuve en 1960, Marguerite est le témoin de l'incendie du château de Langenbourg en 1963. Ses dernières années sont marquées par les mariages de trois de ses fils, mais aussi par la disparition de plusieurs de ses proches, dont son fils Ruprecht, qui se suicide en 1978. La princesse meurt en 1981 et sa dépouille est enterrée au mausolée familial des Hohenlohe-Langenbourg. |
Lundi 16 février 2026Dominical est une suite de cinq mélodies de Paul Ladmirault pour quatuor vocal et piano, sur des poèmes de Max Elskamp extraits du recueil éponyme publié en 1892. D'inspiration symboliste, mêlant des observations de la vie moderne et urbaine à des souvenirs d'enfance et à des traditions folkloriques, ces mélodies composées en 1911 sont créées le , interprétées par le Quartette vocal de Paris accompagné par le pianiste Marcel Chadeigne, lors du 388e concert de la Société nationale de musique à la salle Pleyel. Bien accueilli par le public et la critique musicale, Dominical est régulièrement présenté en concerts dans les années 1920-1930. Après la mort du musicien, en 1944, son œuvre tombe dans l'oubli. Moins connu que les Mémoires d'un âne pour piano seul, mais caractéristique de l'esthétique du compositeur, Dominical est l'une des premières œuvres majeures de Ladmirault et son premier cycle de mélodies enregistré sur disque. |
Mardi 17 février 2026République est une station de la ligne A du métro de Rennes, située dans le centre-ville de Rennes dans le département français d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne. Mise en service en 2002, elle est conçue par les architectes Pierre et Pascal Prunet, qui ont dessiné une station sur deux niveaux. Elle est située sous la place de la République, dans un espace restreint entre le lit de la Vilaine et le palais du Commerce où sa construction a permis des découvertes archéologiques. Elle est le point central du réseau d'autobus rennais et un pôle d'échanges pour les lignes de bus de l'ouest et de l'est de la métropole rennaise non rabattues sur le métro. Elle est également située à 200 m par la voie publique de la station Saint-Germain de la ligne B. |
Mercredi 18 février 2026L'Elbourz, en persan البرز, aussi écrit Alborz ou Elburz, est une chaîne de montagnes située principalement dans le nord de l'Iran, de la frontière avec l'Arménie au nord-ouest jusqu'aux abords du Turkménistan à l'est, en passant par le sud-est de l'Azerbaïdjan et les rives méridionales de la mer Caspienne. Il culmine à 5 610 mètres d'altitude au mont Damavand, un volcan endormi du centre sud de la chaîne dominant la capitale Téhéran et constituant le plus haut sommet de l'Iran. La chaîne forme une barrière topographique et climatique entre les côtes méridionales de la Caspienne, d'où proviennent les précipitations, et le plateau Iranien, induisant une importante disparité végétale entre les forêts mixtes des versants septentrionaux et les steppes boisées semi-arides des versants méridionaux. La neige qui s'accumule en hiver constitue des glaciers dans le massif de Takht-e Soleyman et sur le mont Damavand, dans l'Elbourz central, et sur le Savalan, à l'extrémité nord-ouest de la chaîne. Sa rapide fonte au printemps alimente des cours d'eau, sur lesquels ont été construits des barrages pour l'approvisionnement ménager, pour l'irrigation et, dans une moindre mesure, pour l'hydroélectricité, essentiellement vers la capitale. La chaîne est issue d'une succession d'événements géologiques : l'orogenèse cimmérienne au Trias, suivie de l'orogenèse alpine avec un raccourcissement crustal entre le Crétacé et le Paléocène, puis un second depuis le Néogène, interrompus par une extension tectonique à l'Éocène. Il en résulte une grande variété pétrographique : roches sédimentaires, métamorphiques et volcaniques s'y côtoient. Les montagnes de l'Elbourz, peuplées dès le Paléolithique, ont été depuis l'Antiquité, et jusqu'au XVIIIe siècle environ, un refuge et un foyer de résistance face aux vagues de conquêtes et aux changements de dynasties qui ont secoué la Perse. Le zoroastrisme y est longtemps resté très implanté. L'Hyrcanie puis le Tabarestan sont des régions qui ont reflété ces particularités historiques et religieuses, avec une mythologie très développée ; elles ont bénéficié de degrés d'autonomie relativement avancés. La sédentarisation y a été plus précoce que dans le reste du pays et explique les particularités linguistiques de la chaîne. Toutefois, le pastoralisme est longtemps resté ancré avec la présence de populations semi-nomades et les vallées demeurent des lieux d'échanges de productions agricoles d'un versant à l'autre. Quelques routes franchissent désormais la chaîne de part en part, équipées pour certaines de tunnels afin d'éviter le passage de cols élevés et d'assurer le trafic hivernal. Elles ont contribué à moderniser l'économie et à l'évolution des modes de vie. Elles ont aussi permis l'essor du tourisme, la population des villes du piémont méridional y trouvant un peu de fraîcheur l'été aussi bien que les divertissements des sports d'hiver. La chaîne abrite en effet plusieurs stations, parmi lesquelles Dizin, Darbandsar, Shemshak et Tochal à proximité de la capitale. Plusieurs parcs nationaux, monuments naturels nationaux, refuges fauniques et sanctuaires naturels d'État contribuent à préserver l'environnement fragilisé par la pression anthropique. |
Jeudi 19 février 2026Le cippe de Beccut est un artéfact archéologique retrouvé en 1953 à Makthar (Tunisie). Il est conservé au musée archéologique de la ville, ouvert en 1967. Le cippe est, avec la célèbre inscription du moissonneur de Makthar mise au jour à la fin du XIXe siècle et conservée au musée du Louvre, l'un des rares documents épigraphiques retrouvés sur ce site à avoir été gravé d'un texte poétique. Ce texte daté du IIIe siècle évoque la mémoire d'une jeune femme décédée. Malgré la maladresse d'une formulation rédigée dans un contexte provincial, il donne des informations sur la vie sociale et religieuse de la ville et constitue un indice précieux sur la romanisation de cette partie de l'Afrique romaine et sur l'intégration des populations d'origine numide à la fin du Haut-Empire romain. |
Vendredi 20 février 2026Charles de Gaulle est une station de la ligne A du métro de Rennes, située dans le quartier Colombier - Champ-de-Mars à Rennes dans le département français d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne. Mise en service en 2002, elle est conçue par le cabinet d'architectes Atalante Architecture, qui ont dessiné une station sur trois niveaux. Située sous l'esplanade Charles-de-Gaulle, elle est à 500 m par la voie publique de la station Colombier de la ligne B. Elle permet principalement des correspondances avec les lignes de bus urbaines et métropolitaines. Elle est reliée directement au centre commercial Les Trois Soleils par un tunnel depuis 2009. Elle est la seule station de la ligne équipée d'une signalisation entièrement bilingue en français et en gallo. |
Samedi 21 février 2026Les Philistins (en hébreu : פְּלִשְׁתִּים, pelištīm) sont un peuple du Proche-Orient ancien établi au sud-ouest du Levant le long de la côte méditerranéenne, à la fin du IIe millénaire av. J.-C. et durant la première moitié du Ier millénaire av. J.-C. ; ils sont connus par différentes sources textuelles (assyriennes, hébraïques, égyptiennes) et archéologiques. Les Philistins apparaissent sous le nom de Peleset dans des sources égyptiennes au XIIe siècle av. J.-C. et sont présentés comme des ennemis de l'Égypte, mélangés à d'autres populations hostiles désignées collectivement par les historiens modernes sous le nom de « Peuples de la mer ». Leurs origines sont débattues, mais l'opinion dominante les considère comme un amalgame de populations aux origines égéennes, anatoliennes et chypriotes, parlant des langues indo-européennes. Après leurs affrontements avec les Égyptiens, les Philistins se sont installés sur la bande côtière du sud-ouest de la terre de Canaan, dans une région longeant la Méditerranée depuis l'actuelle bande de Gaza jusqu'à Jaffa. Ils y ont fondé des entités politiques, qui, au fil du temps, sont devenues des cités-États dirigées par des rois (Éqron, Ashdod, Ashkelon, Gaza, Gath), apportant avec eux des traits de la culture de leurs régions d'origine, tout en s'intégrant aux populations locales. Après une première période de constitution d'une identité philistine, la culture qui en résulte est majoritairement de type levantin et ouest-sémitique, cependant elle a conservé quelques traits rappelant leur héritage égéen et chypriote durant les premiers siècles du Ier millénaire av. J.-C. Les Philistins sont surtout connus par la Bible, où ils sont les ennemis mortels et « incirconcis » des Israélites, pour qui ils constituent une menace militaire et culturelle de premier ordre dès leur installation, s'emparant de terres de leurs adversaires. Bien que le récit de ces luttes, qui comprend des épisodes célèbres tels que l'histoire de Samson et Dalila et le combat de David contre le Philistin Goliath, soit généralement tenu pour peu fiable historiquement dans le détail, on considère que ces guerres ont fortement contribué à l'émergence de l'identité et de la royauté israélites. Le Levant méridional est ensuite dominé par les Assyriens, qui prennent le contrôle des cités philistines dans les dernières décennies du VIIIe siècle av. J.-C. Sous leur domination, ces royaumes se révoltent à plusieurs reprises, mais ils semblent globalement avoir connu une période de prospérité économique. Celle-ci s'achève vers -, quand les troupes babyloniennes détruisent plusieurs grandes cités philistines et dominent à leur tour la région. Il est considéré qu'après cette date, il n'y a plus de Philistins au sens ethnique du terme, même si le nom de la région qu'ils occupaient est à l'origine du terme « Palestine » qu'a utilisé en 135 de notre ère l'empereur romain Hadrien en rebaptisant toute la région du nom de Syria-Palæstina. |
Dimanche 22 février 2026Le Henson, ou cheval de la baie de Somme, est une race de chevaux française qui émerge au début des années 1970. Issue de croisements entre des chevaux de sang chaud principalement de race Selle français et Anglo-arabe, et des chevaux Fjord à sang froid d'origine norvégienne, elle est créée afin d'obtenir une monture adaptée au tourisme équestre, alors en plein essor dans la baie de Somme. Une association d'éleveurs se monte en 1983 pour promouvoir ces chevaux et en étendre l'élevage. La création de cette association permet de superviser la naissance de chevaux de première génération suffisamment nombreux ; la race Henson naît réellement lorsque ces animaux sont ensuite croisés entre eux. Bien que la majorité des effectifs soient dans le berceau de race, les Henson s'exportent en dehors de la baie de Somme et du Marquenterre, grâce notamment à leur reconnaissance officielle par les Haras nationaux en 2003. Ils sont devenus l'un des emblèmes de leur région natale et de l'équitation d'extérieur. |
Lundi 23 février 2026Richard Ier dit Cœur de Lion, né le au palais de Beaumont à Oxford, et mort le au siège du château de Châlus-Chabrol, est roi d'Angleterre, duc de Normandie, comte du Maine et comte d'Anjou de 1189 à sa mort, et duc d'Aquitaine et comte de Poitiers dès 1171 ou 1172. Fils d’Henri II et d’Aliénor d'Aquitaine, élevé en Angleterre et en Anjou, Richard réside plus tard dans le duché d'Aquitaine. Il est solennellement intronisé comte de Poitiers et duc d’Aquitaine en 1171 ou 1172, à l'âge de quatorze ans. Après la mort de son frère aîné Henri le Jeune en 1183, il devient héritier présomptif de la couronne d’Angleterre, mais aussi de l'Anjou, de la Normandie et du Maine. À la mort de son père en 1189, il est couronné roi d'Angleterre et hérite des terres qui constituent l'Empire Plantagenêt. Pendant son règne, qui dure dix ans, il ne séjourne pas plus d'une année dans le royaume d’Angleterre. Il dirige avec Philippe Auguste la troisième croisade, au cours de laquelle il effectue la conquête de l'île de Chypre et contribue à la prise de Saint-Jean-d'Acre. Il remporte deux victoires décisives contre Saladin, à Arsouf et à Jaffa, mais ne parvient pas à lui reprendre Jérusalem. Capturé à son retour par le duc Léopold d'Autriche, qui le livre à l'empereur Henri VI, il est libéré un an plus tard contre une rançon colossale. Il combat ensuite le roi de France, Philippe Auguste, son ancien compagnon de croisade, afin de récupérer les territoires occupés pendant son absence. Il meurt en 1199 des suites d'une blessure reçue lors du siège du château de Châlus-Chabrol. En son temps, il est considéré comme un héros, et souvent décrit comme tel dans la littérature. Sa réputation de bravoure lui vaut le surnom de « Cœur de Lion ». Redoutable chef de guerre, il fait également construire une série de châteaux dont il dirige lui-même les travaux. Poète, on connaît de lui deux compositions en langue d'oc et en langue d'oïl. Sa vie a inspiré de nombreux récits légendaires et fabuleux. |
Mardi 24 février 2026Le Martyre de sainte Catherine (ou Sainte Catherine d’Alexandrie réconfortant les philosophes martyrisés) est un tableau exécuté en 1726 par le peintre liégeois Théodore-Edmond Plumier. La peinture, classée Trésor par la Fédération Wallonie-Bruxelles en 2019, est considérée comme le chef-d'œuvre de l'artiste. Elle est commandée afin de décorer le maître-autel de l'église Sainte-Catherine, édifiée au début du XVIIIe siècle après la destruction de l'ancienne église lors du bombardement de la ville de Liège en par les troupes françaises du général Louis François de Boufflers. Un siècle plus tard, la toile échappe de peu aux confiscations d'œuvres d'art pendant l'occupation française de la principauté de Liège, mais son état de conservation se dégrade progressivement durant les XIXe et XXe siècles jusqu'à ce qu'elle se déchire en 2018. Elle est restaurée de 2019 à 2022 et finalement remise en place en . Le tableau, suivant la légende de sainte Catherine, « vierge d’Alexandrie convertie au christianisme », représente le moment où celle-ci est sur le point d'être martyrisée lorsque « l’ange divin foudroie les roues qui devaient déchiqueter son corps » et que « les bourreaux sont décimés devant des assistants en effroi ». Il s'agit d'une œuvre de maturité de l'artiste, qui, comme l'observe l'historien de l'art Pierre-Yves Kairis, « se ressent encore de l’Italie ». En effet, Plumier, qui a voyagé à Rome dans sa jeunesse, est âgé de 55 ans lorsqu'il réalise cette toile en 1726. La peinture est reconnue par les différents critiques et commentateurs des XIXe, XXe et XXIe siècles comme « l'œuvre la plus importante que nous connaissions du peintre » et l'un « des chefs-d’œuvre de l’école liégeoise ». |
Mercredi 25 février 2026Théodore-Edmond Plumier (ou Théodore Aimond Plumier), né vers le à Liège et mort le dans la même ville, est un dessinateur et peintre liégeois. D'abord élève d'Englebert Fisen à Liège, le jeune homme part ensuite à Paris pour poursuivre sa formation, probablement à l'école de Nicolas de Largillierre. À la charnière des XVIIe et XVIIIe siècles, l'artiste y est à la tête d’une manufacture de tapisseries qui fait rapidement faillite. Il effectue également un séjour à Rome, où il aurait travaillé pour le peintre Agostino Masucci. Après cette période de va-et-vient entre la région liégeoise et l'étranger, il se fixe définitivement, vers 1719, dans sa ville natale où il effectue un grand nombre de portraits pour les notables de Liège et où il reçoit d'importantes commandes de différentes églises. Il va aussi participer à la décoration de plusieurs salles des hôtels de ville de Liège et de Maastricht. Deux de ses sept enfants, Jacques Théodore Louis et Philippe Joseph Clément, sont également peintres et vont se former à Rome, en tant que pensionnaires de la fondation Lambert Darchis. Plumier est surtout un peintre portraitiste et de sujets religieux, bien qu'il exécute aussi plusieurs allégories et quelques peintures mythologiques. Sa première œuvre connue est une Cène de 1708, tableau qu'il a donc effectué à l'âge de 37 ans. On ne sait rien de la production de jeunesse de l'artiste. En plus d'une occasion, il travaille conjointement avec le peintre paysagiste namurois Jean-Baptiste Juppin, qui exécute les paysages alors que Plumier s'occupe de la réalisation des figures. Plusieurs de ses œuvres disparaissent lors d'un incendie à l'hôtel de ville de Liège en 1777, mais aussi durant les troubles provoqués par la révolution liégeoise et les confiscations d'œuvres d'art de l'occupation française. Il s'agit de l'un des derniers peintres notables de l'école liégeoise, proposant des tableaux marqués par une influence italienne et des portraits inspirés par les grands maîtres français de l'époque. |
Jeudi 26 février 2026Une kenning (pluriel : kenningar ou kennings) est une figure de style qui consiste à remplacer un nom par une périphrase constituée de deux mots ou davantage, évoquant de manière métaphorique le terme d'origine. La kenning, dont l'origine précise demeure floue, est caractéristique de la poésie en vieux norrois et notamment de la poésie scaldique, dans la Scandinavie médiévale. Elle se retrouve néanmoins aussi dans d'autres langues, comme le vieil anglais ou le vieil irlandais. La kenning repose sur le principe de la métaphore et se rapproche ainsi d'une autre figure de style scandinave, le heiti. Couvrant un nombre restreint de concepts, les kennings offrent cependant la possibilité d'un grand nombre de variations autour du terme d'origine. Le rôle exact des kennings a suscité des interprétations diverses : technique esthétique, démonstration de virtuosité, langage secret ou outil mnémotechnique. |
Vendredi 27 février 2026L'Affaire Tournesol est le dix-huitième album de la série de bande dessinée Les Aventures de Tintin, créée par le dessinateur belge Hergé. L'histoire est d'abord pré-publiée du au dans les pages du journal Tintin, avant d'être éditée en album de soixante-deux planches aux éditions Casterman. Dans cette nouvelle aventure aux allures de thriller, Hergé s'inspire librement du contexte de la guerre froide pour donner corps à une histoire d'espionnage haletante. Le récit s'ouvre au château de Moulinsart, frappé par une série de phénomènes étranges qui sont en réalité le fait d'un appareil à ultrasons mis au point par le professeur Tournesol. La Syldavie et la Bordurie, deux États imaginaires et rivaux, créés par Hergé pour les besoins du Sceptre d'Ottokar, se livrent une course sans merci pour enlever le savant et s'emparer des plans de l'appareil. Craignant pour la sécurité de leur ami, Tintin et le capitaine Haddock suivent d'abord sa trace en Suisse puis en Bordurie, où ils parviennent finalement, avec l'aide de Bianca Castafiore, à délivrer le professeur. Considéré par de nombreux tintinologues comme l'album le plus abouti de la série, L'Affaire Tournesol peut être vu comme une satire des totalitarismes de tous bords. La Bordurie emprunte de nombreuses caractéristiques de l'Union soviétique et de son chef Joseph Staline, mort quelques mois avant la publication de l'aventure, mais la trace de l'Allemagne nazie est elle aussi visible à travers les symboles du régime. Salué pour sa qualité narrative, L'Affaire Tournesol l'est aussi pour la précision et la richesse de ses dessins. Pour la première fois, Hergé se déplace sur les lieux de son action, en Suisse, pour effectuer une série de repérages et représenter les décors le plus fidèlement possible. Ainsi la gare de Genève, l'hôtel Cornavin et les bords du lac Léman, entre autres, sont soigneusement reproduits dans l'album. Malgré la tension permanente, le récit se double d'une succession de gags parmi les plus célèbres de la série, comme ceux du sparadrap du capitaine Haddock et de l'appel à la boucherie Sanzot. L'Affaire Tournesol marque également la première apparition de l’agent d’assurances Séraphin Lampion, figure de l'éternel casse-pieds qui deviendra l'un des personnages récurrents des derniers albums. |
Samedi 28 février 2026Les manufactures royales en France sont aux XVIIe et XVIIIe siècles des manufactures bénéficiant d'un privilège royal, c'est-à-dire d'un règlement pris par lettres patentes accordant des dérogations par rapport au statut commun de la communauté de métier correspondant à l'activité, notamment la possibilité de ne pas être vérifiés par ses jurés, d'avoir beaucoup plus de compagnons et d'apprentis que ne le permet une maîtrise, de réunir les activités de plusieurs métiers, ou de posséder un monopole. Ce règlement, qui comporte plusieurs dizaines d'articles, se substitue à ceux des métiers et constitue le statut de la manufacture. Ces lieux de fabrication peuvent bénéficier d'un appui de l'État sous forme d'aides financières, d'aide au transfert de technologies, de commandes publiques, et de mesures protectionnistes comme l'octroi de monopoles temporaires. Elles sont généralement associées aux politiques de Laffemas, ministre d'Henri IV qui publie en 1596 un Règlement général pour dresser les manufactures en ce royaume, et de Jean-Baptiste Colbert, ministre de Louis XIV entre 1661 et 1683, période pendant laquelle il instaure une politique industrielle d'État et crée des manufactures dans le textile, la sidérurgie, la céramique, le tabac, la construction navale et la verrerie. La plus connue, la manufacture des glaces de miroirs, permet d'équiper la galerie des Glaces du château de Versailles. Au XVIIe siècle, la croissance du nombre de manufactures se poursuit dans un climat favorable à la diffusion des connaissances, marqué par la publication des « Descriptions des arts et métiers » par l'Académie royale des sciences (fondée par Colbert), puis, au milieu du XVIIIe siècle de la première « Encyclopédie » par Denis Diderot et Jean Le Rond d'Alembert. L'héritage historique des politiques industrielles de Colbert et de ses successeurs est majeur, avec plusieurs grandes entreprises françaises issues d'anciennes manufactures royales, comme Saint-Gobain (ancienne manufacture des glaces de miroirs), Balsan (ancienne manufacture des draps de Châteauroux) ou encore la cristallerie Baccarat. Elle se poursuit jusqu'au XXe siècle avec les grandes entreprises d'État comme la SNCF, Électricité de France, France Télécom, Sud-Aviation devenu Airbus Industrie (1957), SEREB devenu Ariane Espace (1959), dans une tendance que l'économiste Elie Cohen a appelé le « colbertisme high tech » en hommage à l'ancien ministre de Louis XIV. Malgré cela, l'impact à long terme des politiques industrielles de Colbert est controversé. Certains économistes et historiens libéraux considèrent cet interventionnisme comme inefficace, voire néfaste, par rapport au libéralisme économique en place à la fin du XVIIIe siècle en Grande-Bretagne où commence la révolution industrielle. D'autres au contraire font l'éloge de ces mesures volontaristes et protectionnistes et appellent à s'en inspirer, dans un contexte de forte désindustrialisation de la France depuis la fin du XXe siècle. |


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